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 TA TE TH TI TR TY 
Thésée
Thésée
Légendes athéniennes
Thésée fut le dixième roi d'Athènes ; il naquit à Trézène, et y fut élevé par les soins de sa mère Éthra, à la cour du sage Pitthée, son grand-père maternel. Les poètes désignent souvent Thésée sous le nom d'Érechthide, parce qu'on le regardait comme un des plus illustres descendants d'Érechthée, ou du moins de ses successeurs. On le nomme aussi quelquefois fils de Neptune. En effet, Pitthée, voulant cacher l'alliance qu'il avait faite avec Égée, déclara, quand l'enfant vint au monde, qu'il avait pour père Neptune, la grande divinité des Trézéniens. Dans la suite, Thésée se prévalut au moins une fois de cette naissance.

Thésée, raconte Pausanias, étant allé en Crète, Minos l'outragea, en lui disant qu'il n'était pas fils de Neptune, comme il le prétendait ; que, pour le défier de lui en donner une preuve, il jetterait sa bague dans la mer. Thésée s'y jeta aussitôt après, dit-on, retrouva la bague, et la rapporta, avec une couronne qu'Amphitrite lui avait mise sur la tête.

Cependant ce héros, dans le cours de son existence et de ses exploits, se donna généralement pour fils d'Égée ; et le titre de fils de Neptune ne lui est attribué que par quelques poètes, sans égard à la suite de son histoire.

On rapporte plusieurs traits du courage et de la force dont Thésée fit preuve dès ses premières années. Les Trézéniens contaient qu'Hercule, étant venu voir Pitthée, quitta sa peau de lion pour se mettre à table. Plusieurs enfants de la ville, entre autres Thésée, qui n'avait que sept ans, attirés par la curiosité, étaient accourus chez Pitthée ; mais tous eurent grand'peur de la peau du lion, à l'exception de Thésée, qui, arrachant une hache des mains d'un esclave, et croyant voir un lion, vint pour l'attaquer.

Égée, avant de quitter Trézène, mit sa chaussure et son épée sous une grosse roche, et ordonna à Éthra de ne pas lui envoyer son fils à Athènes, avant qu'il fût en état de lever cette pierre. A peine Thésée eut-il atteint l'âge de seize ans, qu'il la remua, et prit l'espèce de dépôt qu'elle recouvrait, et au moyen duquel il devait se faire reconnaître pour le fils d'Égée.

Il vint à Athènes ; mais, avant de se faire reconnaître pour héritier du trône, il résolut de s'en rendre digne par ses exploits, et d'imiter Hercule, objet de son admiration. Il y avait du reste entre eux des liens de parenté : Pitthée, père d'Éthra, était frère de Lysidice, mère d'Alcmène.

Il commença par purger l'Attique des brigands qui l'infestaient, et en particulier de Sinnis ou Cercyon. Ce brigand, doué d'une force extraordinaire, obligeait les passants à lutter contre lui, et exterminait ceux qu'il avait vaincus. Il courbait les plus gros arbres, en rapprochait la cime, y attachait ses victimes, et, les arbres se relevant, celles-ci étaient mises en pièces.

Après s'être purifié à l'autel de Jupiter, sur les bords du Céphise, pour avoir souillé ses mains du sang de tant de criminels, il rentra dans Athènes pour s'y faire reconnaître : il trouva celle ville cdans une étrange confusion. L'enchanteresse Médée y gouvernait sous le nom d'Égée ; et, ayant su l'arrivée d'un étranger qui faisait beaucoup parler de lui, elle tâcha de le rendre suspect au roi, et convint même de le faire empoisonner dans un repas, à la table du roi. Mais, au moment où Thésée allait porter à ses lèvres la coupe de poison, Égée reconnut son fils à la garde de son épée, et chassa Médée dont il découvrit les mauvais desseins.

Cependant les Pallantides, ou fils de Pallas, frère d'Égée, voyant Thésée reconnu, ne purent cacher leur ressentiment, et conspirèrent contre Égée dont ils se croyaient les seuls héritiers. La conspiration fut découverte, et dissipée par la mort de Pallas et de ses enfants qui tombèrent sous les coups de Thésée. Ces meurtres, quoique nécessaires, obligèrent le héros à se bannir d'Athènes pour un an, et, après ce temps,il fut absous au tribunal des juges qui s'assemblaient dans le temple d'Apollon Delphien.

Quelque temps après, Thésée se proposa de délivrer sa patrie du honteux tribut qu'elle payait à Minos, roi de Crète.

Androgée, fils de Minos, venu pour assister aux Panathénées, combattit avec tant d'adresse et de bonheur qu'il obtint tous les prix. La jeunesse de Mégare et d'Athènes, blessée de ses succès, ou les Athéniens eux-mêmes, inquiets de ses liaisons avec les Pallantides, lui ôtèrent la vie. Pour venger ce meurtre, Minos assiégea, prit Athènes et Mégare, et imposa aux vaincus les plus dures conditions. Les Athéniens furent obligés d’envoyer tous les sept ans, en Crète, sept jeunes garçons et autant de jeunes filles, désignés par le sort, pour servir de pâture au Minotaure dans le fameux labyrinthe. Le tribut avait été payé trois fois quand Thésée s'offrit pour délivrer ses concitoyens.

Avant de partir, il s'efforça de se rendre les dieux favorables par un grand nombre de sacrifices. Il consulta aussi l'oracle de Delphes, qui lui promit un heureux succès dans son expédition, si l'Amour lui servait de guide. En effet, Ariane, fille de Minos, éprise d'amour pour le héros, lui facilita son entreprise. Elle lui donna un peloton de fil à la faveur duquel il put sortir du labyrinthe où il tua le Minotaure.

En quittant la Crète, Thésée emmena sa libératrice, mais la délaissa dans l’île de Naxos, où Bacchus la consola et l'épousa.

À son retour à Athènes, il apprit la mort de son père Égée, lui fit rendre les derniers devoirs, et fit exécuter le vœu qu'il avait fait à Apollon, en partant, d'envoyer tous les ans à Délos offrir des sacrifices en actions de grâces. En conséquence, on ne manqua jamais d'y envoyer des députés couronnés de branches d'olivier. Pour cette députation, ou théorie, on se servait même du vaisseau qu'avait monté Thésée, et qu'on entretenait avec soin, afin qu'il fût toujours prêt à servir : ce qui a fait dire aux poètes qu'il était immortel.

Paisible possesseur du trône des Athéniens, il réunit en une cité les habitants de l'Attique jusqu'alors dispersés dans différentes bourgades, institua un gouvernement, promulgua des lois, et, laissant le peuple sous la conduite de sa législation, reprit le cours de ses aventures et de ses exploits. Il se trouva à la guerre des Centaures, à la conquête de la Toison d'Or, à la chasse de Calydon, et, selon quelques-uns, aux deux guerres de Thèbes.

Il alla vers la Thrace chercher les Amazones, et, comme Hercule, il eut la gloire de les combattre et de les vaincre. Il épousa leur reine Hippolyte ou Antiope, faite prisonnière, dont il eut un fils, le malheureux Hippolyte.

On dit que, âgé de plus de cinquante ans, il lui prit envie d'enlever la belle Hélène alors à peine sortie de l'enfance. Mais les Tyndarides ses frères la reprirent et enlevèrent à leur tour la mère de Thésée, Éthra, qu’ils firent esclave d'Hélène.

Enfin, s'étant engagé, avec Pirithoüs son ami, à enlever la femme d'Aïdonée, roi d'Épire, ou, selon la fable, Proserpine, femme de Pluton, il fut retenu prisonnier jusqu'à ce qu'Hercule vint l'en délivrer : c'est la descente de Thésée aux Enfers.

La fable dit que ces deux héros étant descendus aux Enfers, et fatigués de la longue route qu'ils avaient dû parcourir pour y arriver, s'assirent sur une pierre où ils demeurèrent pour ainsi dire collés, sans pouvoir s'en relever. Il n'y eut qu'Hercule qui obtint de Pluton la délivrance de Thésée.

C'est à cette fable que Virgile fait allusion, quand il représente Thésée dans le Tartare, éternellement assis sur une pierre dont il ne peut se détacher, et criant sans cesse aux habitants de ces sombres lieux : « Apprenez, par mon exemple, à ne point être injustes et à ne pas mépriser les dieux. »

Le reste de la vie de Thésée ne fut qu'un enchaînement de malheurs. La fin tragique de son fils Hippolyte et de Phèdre sa femme a inspiré les poètes tragiques, surtout Euripide et Racine, et fourni au peintre français, P. Guérin, le sujet d'un admirable tableau.

À son retour dans Athènes, il trouva ses sujets révoltés contre lui. Indigné, il fit passer sa famille dans l'île d'Eubée, chargea Athènes de malédictions, et se retira dans l’île de Scyros, pour y achever ses jours en paix dans une vie privée. Mais Lycomède, roi de Scyros, jaloux de sa réputation, ou excité par ses ennemis, le fit précipiter du haut d'un rocher, où il l'avait attiré sous prétexte de lui montrer la campagne.

Il avait eu trois femmes : Antiope, la mère d'Hippolyte ; Ariane, fille de Minos, dont il eut Œnopion et Staphylus ; et Phèdre qui laissa un fils nommé Démophoon.

Les Athéniens, plusieurs siècles plus tard, tâchèrent de réparer leur ingratitude envers Thésée. Sur un conseil de l'oracle d'Apollon, ils allèrent chercher ses cendres à Scyros, les rapportèrent solennellement à Athènes, et les placèrent dans un superbe tombeau au milieu de la ville. Ensuite on lui bâtit un temple où il reçut des sacrifices.

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